Enquête sur les déterminants de l’abandon de la pratique contraceptive au Burundi

l’ampleur et les causes d’abandon de la pratique contraceptive ainsi que les déterminants de l’utilisation des services de PF au Burundi ».  Elle vise l’analyse approfondie de la qualité des soins offerts dans les services de planification familiale, de l’ampleur d’abandon de la pratique contraceptive et ses causes sous-jacentes ainsi que des facteurs susceptibles d’influencer  la continuité de la pratique contraceptive.

L’enquête sur terrain a été réalisée dans huit provinces du Burundi, dont  quatre Ngozi (50,1%) Bujumbura Mairie (42,6%),Ruyigi (33,0%)et Muyinga (27,4%) qui présentent des taux de prévalence contraceptive plus élevés que la moyenne nationale (25,3%) et quatre autres Makamba (18,9%) , Gitega (17,7%) , Bururi (13,8%) et Mwaro (10,5%) qui accusent des taux inférieurs à la moyenne nationale, et cela pendant plus de trois années consécutives (Bilan Annuel du PNSR, 2012).

L’objectif général de l’étude est d’évaluer l’ampleur et les causes d’abandon de la pratique contraceptive et d’identifier les déterminants de l’utilisation des services de Planification Familiale (PF).  De façon spécifique, l’étude se propose de répondre aux questions suivantes : – Quelle est l’ampleur du phénomène d’abandon de la pratique contraceptive et quelles en sont les causes ? – Quels sont  les facteurs susceptibles d’améliorer la continuité de la pratique contraceptive ? – Quels sont les facteurs pouvant expliquer les disparités provinciales quant à l’utilisation des méthodes contraceptives ? – Quels sont les principaux obstacles à l’adoption des méthodes contraceptives ? – Quelles sont les perceptions des utilisatrices quant à la qualité et  l’organisation des services de  PF ? – Les connaissances et les compétences cliniques et communicationnelles des prestataires permettent-elles  d’offrir des services de PF de qualité aux utilisatrices ?  – Quels sont les attitudes et comportements des prestataires par rapport à l’offre de services de PF ?

Pour répondre à ces différentes questions, nous avons fait recours aux méthodes tant quantitatives que qualitatives. Les méthodes  quantitatives ont constitué en la collecte d’informations au niveau des ménages, qui ont  fourni des variables sociodémographiques, économiques et comportementales présumées comme étant des variables indépendantes de l’utilisation ou non des méthodes contraceptives.

Enquête TRaC MAP les déterminants de l’utilisation du condom(15-24ans)

Enquête TRaC MAP les déterminants de l’utilisation du condom(15-24ans)

Depuis 2004, PSI/Burundi exécute un programme de prévention du VIH/sida grâce au financement de la Banque Allemande de Développement (KFW) dans le cadre d’un Programme Sectoriel de Santé (BMZ n° 199565748).  Au mois de janvier 2013, une quatrième phase de ce programme sectoriel a été accordée par le même Bailleur (KFW). Elle comprend deux composantes à savoir : I) L’appui au Programme National de Santé de la Reproduction (PNSR) et II) La Prévention du VIH à travers le Marketing Social du  préservatif, exécuté par PSI/Burundi. Concernant cette deuxième composante, les principales activités ciblant principalement les jeunes de 15 – 24 ans, sont axées sur le marketing social du préservatif de marque «Prudence Class», la communication pour le changement de comportement en ce qui concerne la prévention du VIH/sida et autres IST ainsi que la contraception.

EDSBII FINAL REPORT

Le Burundi a réalisé sa deuxième enquête démographique et de santé en 2010. Dénommée, EDSB-II, 2010, elle a été exécutée par l’Institut de Statistiques et d’Etudes Economiques (ISTEEBU) du Ministère des Finances et de la Planification du Développement Economique et l’Institut National de Santé Publique (INSP) du Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida avec l’assistance technique de ICF International, en charge du programme mondial des Enquêtes Démographiques et de Santé (EDS).

En plus du Gouvernement, cette enquête a été accomplie avec l’appui financier du Département pour le Développement International (DFID) du Royaume Uni, de l’Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID), de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), de la Coopération Suisse et du Fonds des Nations Unies pour les Activités de Population (UNFPA).
Le présent rapport présente les résultats définitifs de l’EDSB-II, 2010, et constitue un précieux instrument de travail à la disposition des tous les acteurs au développement, des chercheurs et autres utilisateurs pour l’évaluation et la mise en œuvre des programmes de population et de santé en vue d’améliorer davantage la qualité de vie de la population burundaise. De surcroît, avec les données de cette EDSB-II, 2010, le Burundi vient de renforcer et d’enrichir ses bases de données socio-économiques.

Les résultats obtenus et publiés sont prometteurs. Les progrès enregistrés reflètent les efforts fournis par le Gouvernement du Burundi en étroite collaboration avec ses partenaires au développement. En effet, des améliorations sont constatées notamment au niveau de la santé de la mère et de l’enfant, de la mortalité des enfants de moins de cinq ans, de la planification familiale, du paludisme, du VIH/SIDA et d’autres indicateurs.

Le souhait du Gouvernement est que les informations contenues dans ce rapport comblent les attentes des acteurs du secteur de la santé pour une prise de décisions pertinentes visant à renforcer les actions déjà entreprises.

Pour mener à bon port cette EDSB-II, 2010, outre les ressources matérielles et financières apportées par différents partenaires, un Comité de Pilotage et un Comité Technique comprenant des représentants de toutes les institutions intéressées et concernées par cette enquête furent constitués en vue de l’orienter, le coordonner et d’en assurer le suivi.

À ce titre, nous voudrions féliciter ces comités pour la qualité du travail fait et saluer l’engagement des hommes et des femmes qui ont accepté de répondre aux très nombreuses questions qui leur ont été posées et ce, malgré leurs multiples occupations. Leur disponibilité et leur adhésion ont permis le succès de cette enquête.

Nous voudrions également remercier tous les partenaires au développement qui ont apporté leur soutien technique et financier à la réalisation de cette enquête, notamment le Département pour le Développement International (DFID) du Royaume Uni, l’Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID), l’ICF International, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), la Coopération Suisse et le Fonds des Nations Unies pour les Activités de Population (UNFPA).

Nous saisissons cette occasion pour remercier les autorités administratives provinciales, communales et collinaires pour leur assistance aux équipes chargées de la collecte des données sur le terrain.

EDSBII FINAL REPORT

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