Note de Politique : Le rôle des médias dans la promotion de la SDSR

Le rôle des médias dans la promotion de l’amélioration des soins de santé ne se limite pas aux relations publiques. Il est tout aussi important que le public s’implique dans les débats sur la conception et la mise en œuvre des systèmes de santé solides. Les droits et santé sexuels et reproductifs (DSSR) étant un concept qui intègre l’éventail complet des besoins individuels et prend en compte des services encore trop souvent négligés1 , il est très important de savoir quel rôle est joué par les médias burundais dans l’avancement d’un tel concept ou encore ce qui manque et ce qui devrait être fait pour favoriser la promotion des DSSR au Burundi à travers les médias. C’est dans l’optique de cette vision que des efforts considérables ont déjà été faits par la plateforme de connaissances Share-Net Burundi, notamment la mise en place d’une communauté de pratique nationale des médias constituée de 15 médias travaillant sur la santé et les droits sexuels et reproductifs. Ce document est préparé pour présenter ce qui est disponible au Burundi et comment façonner le rôle de ceux qui sont engagés dans la promotion des meilleures pratiques, le partage des expériences et l’influence des politiques pour améliorer les droits de l’homme et la santé et les droits sexuels et reproductifs en particulier au
Burundi.

Lisez ici cette note de politique

Débat sur les grossesses en milieu scolaire: les grandes conclusions

En marge de la célébration de la journée internationale des droits de la femme; Share-net  Burundi  a organisé ce jeudi 10 mars, un débat live  sur l’état des grossesses dans les écoles avec comme thème : “Grossesse en milieu scolaire,  quels défis pour quelles solutions?”. 

Quatr

e personnes ont animé le panel à savoir  Jacqueline Nintunze  de CARE International, Bernard Nahimana du Ministère de l’Education (cellule zero grossesse), Ineza Grâce, une bénéficiaire   de l’asociation Nturengaho et Fleur Nibaruta de l’Association des Mères Célibataire.

La discussion a été ouverte par Inès Kidasharira (Share-net Burundi) en présentant les principales conclusions et chiffres de plusieurs rapports de l’ ISTEEBU, EDS, MINEDUC et HMIS (Health Management Information System).

 

  • Selon le rapport du ministère de l’Éducation, les grossesses chez les adolescentes sont plus nombreuses dans les zones rurales que dans les zones urbaines. Selon HMIS(2018), 36 % des personnes qui cherchent un traitement pour les IST sont principalement des adolescents et de jeunes adultes. Le rapport mentionne également que 40 % des victimes de violence sexiste sont des adolescents.

 

  • Pour Bernard Nahimana, les cas de grossesses en milieu scolaire ont diminué de 50%(rapport réalisé en 2019-2020)  par rapport aux années précédentes. Selon lui, le ministères,  ses partenaires et d’autres acteurs clés ont déployé des efforts considérables pour trouver des solutions aux problèmes, comme le programmeTantes et Père école . Ce dernier aide les élèves à recevoir des conseils d’experts sur divers sujets tels que la Santé Sexuelle et Reproductive et tout autre problème auxquels ils pourraient faire face.

 

  • Selon Jacqueline Nintunze, les jeunes manquent d’informations adéquates sur leur santé sexuelle du fait qu’en grandissant les parents n’abordent pas les sujets liés à la santé sexuelle avec leurs enfants.  Elle est impérative: les thématiques liées à la santé sexuelle des jeunes doivent être abordées dès le jeune âge.

  • Selon Fleur Nibaruta, les chiffres élevés sont également  dus  à  des rapports sexuels non consentis entre  adultes et mineurs. Ceux-ci peuvent être trouvés dans leurs communautés, écoles, ménages et même dans les églises

  • Devenue mère très tôt (8ème année), Ineza Grâce met en cause le manque d’information sur les changements qui surviennent à l’adolescence: “je n’avais aucune information ni sur les menstruations ni le cycle.” Quand, elle a vu ses règles pour la première fois, elle était confuse et quand elle en a parlé à sa mère, cette dernière  lui a dit qu’elle était devenue une adulte et qu’elle devait rester loin des garçons parce qu’ils étaient dangereux. 

 

  • Plusieurs membres de l’audience ont pointé du doigt  l’impunité des auteurs des cas de grossesses comme l’un des facteurs de nombreuses cas de grossesses non désirées dans les écoles. Les jeunes qui vivent dans l’extrême pauvreté courent aussi un risque élevé de tomber enceinte très tôt parce qu’ils n’ont pas certaines choses importantes comme les produits sanitaires et cela les rends de plus en plus vulnérables.

 

 

Des pistes de solutions proposées…

 

Sur ce qui peut être fait, Jacqueline suggère que l’éducation sexuelle soit ajoutée au programme national et enseignée dans les écoles.Il faudra aussi que les parents commencent à parler aux enfants aussitôt que possible. Les écoles devraient également établir des partenariats avec les centres de santé et les communautés afin que la sécurité des jeunes puisse être assurée par tous les acteurs clés de la société. 

Il est également très important que les éducateurs parlent ouvertement et sans honte ni tabou des sujets liés à la SSR. Du côté du gouvernement, Bernard dit qu’il faut ajuster les lois pour protéger les jeunes et punir ceux qui s’en prennent à eux. Selon Fleur,il faut aussi sensibiliser les masses pour dénoncer les cas où des adultes profitent de l’ignorance et innonce des jeunes. Elle souligne également la nécessité de soutenir les organisations qui œuvrent dans le secteur de la santé sexuelle et reproductive. Pour Grace, les jeunes devraient apprendre à dire non.

 Fidelité Mfurayimana  de NTURENGAHO estime que les centres de santé “Ami des jeunes” doivent  être restructurés pour être plus conviviaux envers les jeunes qui viennent à la recherche de services. 

En conclusion, les panélistes et les membres du public ont tous convenu qu’il est important de garder à l’esprit que: “Umwa s’ uwumwe” et donc que chaque membre de la société doit faire de la sécurité des enfants et des jeunes une priorité.

 

Pour voir l’ intégralité de la vidéo https://fb.watch/bKGE5H0eze/

 

 

 

PSI est à la recherche d’un Point focal Planification Familiale

PSI Burundi gère un vaste programme de santé de la reproduction. Ce dernier utilise plusieurs
approches comme la Franchise Sociale (FS) dans les formations sanitaires, la communication
pour le changement du comportement (adoption d’un comportement sain), le marketing social
visant à améliorer l’accès aux produits et services de Santé Sexuelle et Reproductive.

Afin d’élargir son programme de renforcement du secteur privé pour l’offre des services de
santé de qualité, PSI Burundi désire recruter un Point focal Planification Familiale pour
assurer le suivi de la qualité des services de Planification Familiale (PF) et de santé sexuelle
et reproductive des adolescents et jeunes (SSRAJ)

Lire ici  les tâches et les responsabilité liées au post.

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